Crépuscule persistant

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2010
Commande publique de l’Etat, Ministère de la Culture et de la Communication, Paris
Œuvre de lumière réalisée pour célébrer le cinquantenaire du ministère de la Culture et de la Communication.

Place André Malraux, Paris

Le temps se décontracte : crépuscule – nuit – aurore. La nuit, l’œuvre de lumière prend possession de la fontaine traversant crépuscule et aurore. Dans la vasque centrale les lumières tournent dans un mouvement relativement rapide. André Malraux a écrit : pénétrer avec lenteur dans l’espace et dans le temps conjugués* . La cadence décélère, l’ « aurore » est perçue comme un moment d’attente. Le bassin encastré dans le sol reçoit une chute d’eau transformée en un anneau de lumière fluide et lent. Les lumières tournent au rythme du passant ou flâneur.

Le chromatisme est complémentaire, le mouvement lumineux se distingue par sa dualité colorée. Il s’exprime par cette dualité qui semble faire course et indique le temps. Le crépuscule rougit et sa complémentaire bleu-vert s’additionne car André Malraux nous dit : « Le crépuscule d’été est passé du rouge au vert …. »*. Le bleu-vert prend place de l’autre côté de « l’anneau » qui se dessine. Les deux cercles superposés et bi-chromatiques tournent.

De la vasque centrale à la fontaine au bassin encastré dans le sol la vitesse de la lumière ralentit son rythme. Celle-ci dans le vide est constante mais, que se passe-t-il lorsqu’elle entre dans la matière aquatique ? Le déplacement de cette énergie ralentit dans un milieu qui contient de la matière, cela d’autant plus que la matière est plus dense. La lumière vient en interaction avec la matière fluide et liquide.

Le dispositif lumineux invite au mouvement, à la rotation, la non-fin, la continuité, l’infini et cherche à les rendre visibles. Les vagues de lumières passent, apparaissent et avancent dans l’obscurité, entraînent les passants dans un mouvement de déambulation rotatoire.

Nathalie Junod Ponsard

* in Antimémoires

Réalisation : Audionysos